Les pêches
La variété des cours d'eau du Haut-Doubs permet à chacun de trouver la ou les pêches qui lui plait. De la cuillère à la grande canne en passant par la pêche au toc vous n'avez qu'à choisir. La truite est bien évidemment le poisson le plus recherché, les pêcheurs locaux ont d'ailleurs développés des techniques spécifiques pour traquer leur poisson fétiche. Je vais donc vous dévoiler les techniques favorites de ces fins traqueurs de zébrées qui sillonnent la Franche-Comté ainsi qu'une réservée au deuxième salmonidé de nos eaux le corégone. Toutes ces pratiques sont soumisent à règlementation il est indispensable de se renseigner auprès des détaillants de pêche locaux au bien directement à la fédération départementale.
La pêche au cadre
Cet instrument antique peut paraître dépassé par la technologie des moulinets omniprésents dans les pêches au lancer. Malgré tout le cadre reste depuis son invention un piège efficace de par les saccades de la récupération qui provoquent une animation irrégulière particulièrement attractive sur les truites et procure des sensations inégalables lors du combat pour le pêcheur. Pour ceux qui seraient encore dans le doute le cadre n'est qu'un cadre de bois sur lequel on attache la ligne et l'enroule manuellement. Intéressant pour la pêche au vairon manié le cadre se prête à toutes les pêches maniées mais aussi au toc, à la dandine, etc...
La cuillère vaironnée
Encore une technique d'une complexité impressionnante: un vairon derrière une cuillère et pourtant ce leurre complété par le naturel d'un appât est un stratagème redoutable qui peux tromper la méfiance des plus belles farios. Il est possible d'adapter le montage en fonction des vifs disponibles, des hauteurs d'eau, du courant et des poissons recherchés. Ainsi les choix de la taille de la cuillère, du lest et la monture doivent être réfléchis. La cuillère vaironnée est donc polyvalente pour peu que l'on prenne soin de choisir le modèle qui convient. Enfin l'animation est enfantine, elle consiste en une récupération la plus lente possible agrémentée de tirées fermes de façon imprévisible afin de surprendre. Le plus difficile étant de trouver assez de vairons car entre les lancers et les touches répétées cette technique dégarnie les viviers de leurs hôtes à un rythme parfois surprenant.
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Voici une monture qui fût révolutionnaire, une agrafe plombée munie d'une bavette. Enfilez-y un poissonnet et vous obtiendrez un aimant à truite. Un véritable poisson nageur avec une nage plus ample qu'une godille, plus souple que les leurres durs et la fraîcheur d'un poisson. Afin d'éviter que les triples ne se prennent dans le fil, la récupération doit être continue en variant la vitesse et en y ajoutant quelques à-coups impromptus. Cette pêche se pratique en général dans des rivières de largeur importante mais avec un peu de pratique, il est possible d'aller chercher les zébrées cachées dans les rioz les moins fréquentés.
Le plombier
Ceci est une exception elle-même faite pour une exception, à croire que ce poisson est exceptionnel. Le corégone a poussé les pêcheurs à trouver une pêche qui lui convienne spécifiquement tant il est difficile à leurrer traditionnellement. Cette pêche se pratique à l'aide d'une canne courte appelée "canin", très souple pour bien voir les touches. A défaut, une canne quiver tip un peu plus longue fais bien l'affaire. La ligne appelée "plombier" est une gambe équipée de ... "non" pas deux, "non" pas trois, "non" pas Six, mais bien dix potences, terminées par autant de nymphes à hameçon simple ou double. Le tout est guidé vers les profondeurs par un plomb de 3 à 10 g et dandiné très lentement en attendant la touche au combien discrète. Le ferrage doit compenser la longueur de bannière et le combat se fait progressivement tout d'abors frein serré pour remonter le poisson puis l'on doit desserré pour encaisser les rushs du poisson qui vois approcher la surface, le tout en douceur pour éviter les fréquents décrochés. Il est également possible de remplacer le moulinet par notre traditionnel cadre afin d'obtenir une technique rustique s'il en est mais délicate. Ce montage est autorisée en particulier sur les lacs Saint-Point et Rémoray haut lieu de la pêche au "férat" comme on l'appelle par chez nous.